18.07.2008

Précarité : le témoignage de trop

Très studieux pour préparer une campagne qui s’annonce très enrichissante (élections du Conseil Départemental et du bureau du MoDem Haute-Garonne en septembre prochain), avec d’un côté des livres tels que « Mon utopie » d’Albert Jacquard (merci Patrick !), « Le MoDem, La raison d’y croire » de Jean-Louis Ragot, un bloc-note et un crayon de papier (pas de gomme) et de l’autre les pelles et les sceaux des enfants, un ballon, le parasol, … (oui, je me trouvais cet après-midi à la plage et alors ?!? un peu de travail dans la détente, voire même le contraire, ça ne fait pas de mal !).

Je reçois un mail … tiens Patrice, le référent du MoDem à Bouloc et du Canton de Fronton, m’envoie une blague histoire de la raconter à toute la plage ! Je peux vous la raconter car bizarrement je me souviens plus facilement des blagues lorsqu'elle sont écrites … :

**Le berger**
Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.

Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :

- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre
troupeau, m'en donnerez-vous un ?

Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :

- Certainement.

L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :

- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.

- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.

Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :

- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?

- Pourquoi pas ? répondit l'autre.

- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS, dit le berger.

- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?

- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier. Maintenant, rendez-moi mon chien.

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C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.

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Après une petite baignade histoire de m’enlever tout le sable avalé par une légère crise de fou rire relativement discrète, mon regard s’arrête sur la page 36 du Nouvel Observateur n°2277 – du 26 juin au 2 juillet (en effet, j’ai du retard dans les hebdos, mais si on m’envoie sans cesse des blagues … c’est normal !) et là … l’ambiance dégringole … retour à la réalité … la gifle (d’ailleurs c’est le titre à la Une du NO : « Pour ou contre la gifle », en passant mon point de vue est « pour », à appliquer  sur certains adultes qui considèrent le respect comme une option de conduite !!).

L’article intitulé « Je n’avais jamais connu ça et ça serrait le cœur » de la rubrique « La parole aux lecteurs » est le suivant :

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« Samedi dernier, je me levais de bonne heure pour être à l’ouverture du supermarché du coin pour acheter de la « nourriture à 50% » portant l’étiquette « Prix cassé, date courte ». Quelle ne fut pas ma surprise de trouver à 8h50 une grosse trentaine de personnes devant l’entrée du magasin. De plus, maintenant, les clients « agissent » en équipe : « Toi, tu viens avec moi aux steacks hachés ; toi, tu vas à la volaille ; et toi, tu vas avec maman aux produits laitiers », et ils donnent les bons tuyaux, en se reconnaissant dans les rayons, à des compagnons d’infortune rencontrés là, au fil des semaines. J’ai juste 60 ans, je n’avais jamais connu ça, et ça serrait le cœur. »

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Il y a quelque mois, ces produits étaient « généreusement  offerts » dans les poubelles aux SDF bien renseignés ou redistribués à des associations qui en assuraient la redistribution gratuite aux nécessiteux, aujourd’hui ces mêmes produits restent en magasin pour être vendus « soldés à 50% » : « Prix cassé, date courte ».

Nous y sommes. Les supermarchés vendent et gagnent plus grâce à la précarité !

Comment est-ce possible ? Nous tournons à l’envers !

A Fronton, la station d’essence de l’Intermarché fait une opération à « prix coutant » et c’est une véritable ruée qui se produit … de quoi méditer.

Je ferme le Nouvel Obs’ … j’éteins mon portable … et je vais aider mes enfants à construire leur Château …

Franck Laborderie-Cavada

09.07.2008

35H00: François Bayrou a voté contre "un texte de régression sociale"

bayrou-petit.jpgFrançois Bayrou, a voté mardi contre le projet de loi sur la réforme du temps de travail, qu'il a qualifié de "texte de régression sociale".

"Tous ceux qui, jusqu'à maintenant, ne voulaient pas voir ce qu'était la vraie nature de ce texte, devraient maintenant la voir: les cadres eux-mêmes vont être la cible. C'est le premier texte sans doute depuis très longtemps qui est aussi ouvertement un texte de régression sociale. Il porte atteinte à tout, au travail y compris des cadres, aux relations de confiance qu'il pouvait y avoir entre l'Etat et les organisations syndicales. Il rompt le contrat de confiance avec les partenaires sociaux. C'est un texte grave, lourd de conséquences".

Le texte a été adopté mardi en première lecture à l'Assemblée nationale par 326 voix contre 222.

Retrouvez cet article sur : http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-35H00-...

 

08.07.2008

UMP – NOUVEAU CENTRE : même combat contre les 35H avec un plafond de forfait à 235 jours (NC) ou 250 (UMP) pour les cadres !

La CFE-CGC s'est indigné lundi de la volonté du gouvernement de voir fixer à 235 jours le plafond des forfait jours des salariés "autonomes" (dont les cadres), au lieu de 218 actuellement, ce qui constituerait pour elle un "retour au siècle dernier".

"Cette limite correspond, en fait, à une année pleine (365 jours) de laquelle on retire les jours de congés (25), les samedis (52), les dimanches (52) et le 1er mai!", explique la CFE-CGC dans un communiqué.

"Que deviennent dès lors les congés d'ancienneté et les autres jours fériés? Ces salariés pouvant travailler jusqu'à 13 heures par jour, seront-ils sollicités de 08H00 à 21H00 les 24 et 31 décembre?", interroge la centrale des cadres, qui a déjà annoncé son intention de déposer un recours sur ce sujet à la Cour européenne des droits de l'Homme.

"L'augmentation relative de leur pouvoir d'achat --les jours travaillés au-delà de 218 jours ne seront majorés que de 10% (au lieu de 25%, ndlr)-- suffira-t-elle à payer leurs médicaments anti-stress pas ou peu remboursés par la Sécurité sociale ou à supporter les frais de leur avocat chargé de leur divorce?", s'indigne-t-elle, avant d'ajouter: "Pour la CFE-CGC, tout cela a assez duré!".

D'autres syndicats, FO et la CFTC notamment, ont également marqué leur opposition à la remise en cause du plafond de 218 jours de travail par an pour les salariés au forfait.

Les députés doivent voter les nouveaux plafonds des forfaits par défaut des cadres et des salariés "autonomes" dans le cadre de l'examen du projet de réforme des 35 heures en cours à l'Assemblée nationale.

Un amendement Nouveau Centre prévoit de le fixer à 235 jours et un autre UMP à 250 jours. Certains députés de la majorité se sont prononcés pour que ces plafonds ne soient pas fixés dans la loi mais négociés entreprise par entreprise.

Retrouvez cet article sur : http://www.lepoint.fr/actualites-politique/35h-un-plafond...

23.06.2008

Pouvoir d'achat : - 4,3 millions d'euros dans les caisses !

La campagne publicitaire du gouvernement concernant le pouvoir d’achat a débuté sur les chaînes télévisées, et même sur France 2 à 20h45 aujourd’hui !! Le comble !

Non seulement le gouvernement et/ou la présidence et/ou les deux …. bref ! … très bien conseillé, « il » décide de supprimer la publicité sur les chaînes publiques mais tant qu’à faire autant en profiter pour faire passer les messages subliminaux ayant pour objectif de nous persuader que notre pouvoir d’achat augmente !

Oui, notre pouvoir d’achat augmente et si vous en doutez quelque peu, allez sur le site : www.mesurespouvoirdachat.gouv.fr et suivez toutes les mesures indiquées dans la colonne de gauche (message subliminal : ce n’est pas à droite que se trouvent les mesures « efficaces » …).

Pour gagner plus ... Choisissez votre formule gagnante et cliquez  !

·                                 Heures supplémentaires

·                                 Paiement des RTT

·                                 Intéressement et participation 

Pour gagner plus … les heures supplémentaires ?

Petit rappel de la chronique de Christian Menanteau – « Journal économique » du 10 avril 2008 (http://www.rtl.fr/fiche/84834/mauvais-bilan-pour-le-dispo...) :

Mauvais bilan pour le dispositif des heures supplémentaires

La mesure phare du plan Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat, les heures  supplémentaires détaxées, est fortement contestée aujourd'hui. Elle serait même, selon certains, totalement inefficace.

Les gains de pouvoir d'achat de cette fameuse loi TEPA - Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat - résulte de trois éléments :

- Premièrement : une majoration des heures supplémentaires de 10% à 25%, selon la taille de l'entreprise.
- Deuxièmement : une exonération de charges sur les salaires.
- Et enfin, une exonération d'impôt sur les revenus des salariés bénéficiaires.

Dès lors, la seule question qui vaille est le rapport entre le coût pour la collectivité de ce dispositif et son efficacité en termes de supplément de pouvoir d'achat.

Selon la Commission des Finances de l'Assemblée, cette initiative est un flop. Ces dispositions coûteraient cher aux contribuables, sans pour autant prouver leur efficacité en termes de pouvoir d'achat pour les salariés.

Elle coûterait à l'Etat 4,1 milliards d'euros et ne rapporterait aux bénéficiaires que 3,7 milliards, ce qui signifierait, en moyenne, un gain de 60 à 65 euros par mois pour un salarié au Smic qui effectue quatre heures supplémentaires.

Je parle ici de moyenne parce qu'on ne sait pas vraiment combien de salariés font des heures supplémentaires puisque les entreprises les déclarent en bloc. On ne sait même pas combien il y a exactement d'heures supplémentaires. La Commission estime ce volume de 600 à 670 millions d'heures en année pleine. Un chiffre bien inférieur à celui du gouvernement, qui a construit son projet sur la création de 900 millions d'heures supplémentaires.

Est-ce que cela signifie qu'il y a ce qu'on appelle "des effets d'aubaine" ?

Oui, absolument ! On peut même penser que des augmentations de salaires normales se sont transformées en heures supplémentaires défiscalisées, et que ce phénomène devrait même s'aggraver au fil du temps, car les entreprises qui ne roulent pas sur l'or ont tout intérêt à le développer. Mais Christine Lagarde, la ministre de l'Economie, affirme que les heures supplémentaires déclarées étaient en augmentation de 28%, au cours du dernier trimestre 2007. On en saura plus dans les jours à venir.

"Effet d'aubaine" ou pas, qui sont les gagnants et les perdants de ces mesures sur les heures supplémentaires ?

Côté entreprises, c'est très simple : techniquement et financièrement c'est tout bon pour les grosses sociétés. En revanche, c'est beaucoup plus délicat pour les entreprises de moins de 20 salariés qui paient correctement leurs collaborateurs. En clair, dès que les salaires dépassent une fois et demie le Smic, la petite société est pénalisée.

Côté salariés, c'est très favorable pour ceux qui ont déjà des heures supplémentaires. Ils vont encore augmenter leur pouvoir d'achat direct, tout en payant moins d'impôts. Pour les autres, vous l'avez compris, c'est la double peine.

Au final, cette loi, qui est très complexe tant elle a voulu faire la peau des 35 heures sans l'assumer, est plutôt favorable aux salariés déjà correctement payés. Tandis que son impact sur le volume d'heures supplémentaires devrait être assez marginal. Le travailler plus des uns, risque de pousser au gagner moins des autres.

Pour gagner plus … paiement des RTT ?

Extrait sur le site (http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/les_dossi...) :

« L’employeur choisit ou non d’accorder, en tout ou partie, la monétisation des JRTT demandée par son salarié. »

Encore une belle mesure efficace qui a tendance à oublier que c’est l’entreprise qui décide : « pour gagner plus … on supprime des RTT et des postes … et si des rebelles se présentent … on délocalise ! Tout le monde est d’accord ? »

Pour gagner plus … intéressement et participation ?

Cette proposition est la plus sordide de toutes …

Chers salariés, vous voulez gagner plus ?

Le Président va vous autoriser à casser votre tirelire pour pouvoir gagner plus …

Ce n’est pas de la solution miracle ça ?

Extrait sur le fameux site du gouvernement :

« Le Gouvernement a déjà pris des mesures permettant un déblocage exceptionnel de la participation ou le versement d’une prime exceptionnelle.

La loi pouvoir d’achat permet aux salariés d’entreprises dans le champ des accords de participation (détail ci-dessous) de débloquer à titre exceptionnel leur participation jusqu’au 30 juin 2008, à hauteur de 10 000 euros maximum, sans charges fiscales ni sociales. Ils doivent tout de même s’acquitter de la CSG et de la CRDS. »

Conclusion

Les solutions de notre « gouvernement présidentiel » pour gagner plus et ainsi résoudre ces petits soucis de pouvoir d’achat de la vie quotidienne tels que :

l’augmentation de 37% (selon mes factures !) ou de 17,8% (selon l’INSEE ! : http://www.insee.fr/fr/indicateurs/indic_conj/donnees/doc...) du pétrole à la pompe en un an (prix du litre de gazole en juin 2007 : 1,059 euros,  en juin 2008 : 1,45 euros), +10,8% pour le gaz, +11% pour les produits frais, +6,9% le pain et les céréales, etc., etc., etc.

sont à la fois pertinentes par l’audace, transparentes par l’inefficacité et rayonnantes par le budget de 4,3 millions d’euros consacré pour diffuser 1630 fois les spots publicitaires sur l'ensemble des chaînes hertziennes et celles de la TNT.

4,3 millions d’euros uniquement pour de la communication … mais bon … que représentent 4,3 millions d’euros à côté des …

7 millions d’euros de perte pour la Société Générale …,

12,2 millions de bénéfices pour Total en 2007 (en baisse de 3% par rapport au record de 2006 de 12,585 milliards) …,

1 129 milliard de dollars (723,5 millions d'euros) de bénéfices réalisés par le groupe agrochimique américain Monsanto, en hausse de 107 % par rapport à l'année précédente grâce à la vente de ses OGM.

4,3 millions d’euros …  

Franck Laborderie-Cavada