24.07.2008

Protection de l’environnement : Le point faible de la Banque mondiale

Les programmes d’aide aux pays pauvres de la Banque mondiale (BM) négligent trop souvent la protection de l’environnement. C’est ce que révèle le rapport d’un groupe d’évaluation indépendant selon lequel la BM n’a consacré que 18,2 milliards de dollars à l’environnement sur les 400 milliards investis entre 1990 et 2007.

Le groupe d’évaluation indépendant de la Banque Mondiale (BM) a publié mardi un rapport qui examine l’efficacité du soutien apporté par cette dernière à la protection de l’environnement entre 1990 et 2007. Malgré un intérêt croissant de l’organisation pour la préservation de la biodiversité, le rapport précise que le groupe et ses institutions annexes1 ne sont pas parvenus à placer celle-ci au cœur des programmes d’aide aux pays pauvres ou émergents. Sur les 400 milliards de dollars investis dans près de 7000 projets de développement, la BM a déclaré avoir consacré 59 milliards de dollars à des projets environnementaux mais le rapport considère qu’il s’agit dune surestimation et que cette somme n’atteint en réalité que les 18,2 milliards de dollars.

Coordonner les programmes et suivre les impacts

Depuis que la première stratégie officielle du groupe en matière d’environnement a été approuvée en 2001, la BM apporte une assistance aux pays en développement sous forme de services d’analyse, de conseil et de prêt afin de les aider à traiter les priorités écologiques. Le rapport préconise une meilleure coordination entre les différentes institutions du groupe de la BM. Il recommande également que la BM mette en place des mécanismes de surveillance afin d’évaluer les impacts environnementaux de ses programmes dans le but de les améliorer.

24 juillet 2008, Margaux Gouté

(1)Les institutions annexes sont la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). L’IFC est l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des opérations avec le secteur privé. Elle a pour mission de promouvoir des investissements privés durables qui réduiront la pauvreté et amélioreront les conditions de vie des populations La MIGA appartient au Groupe de la Banque mondiale et promeut les investissements étrangers directs dans les économies émergentes afin de soutenir la croissance économique, réduire la pauvreté et améliorer la qualité de vie des populations.

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Téléchargez le rapport du GEI : rapport 2008 du GEI de la BM.pdf

19.07.2008

Corinne Lepage demande une évaluation socio-économique de la filière nucléaire

blog_lepage.jpgCorinne Lepage, Présidente de CAP21 demande une évaluation socio-économique de la filière nucléaire en France.

Les incidents à répétition et la découverte d'une pollution de la nappe phréatique du Tricastin mettent en lumière les défaillances de la filière nucléaire, dues notamment à un sous-investissement dans la sécurité, la protection de la santé humaine et de l'environnement. Ce sous-investissement qui se traduit par un moindre coût apparent du nucléaire, expose de nombreuses activités économiques à un risque important y compris d'image sans parler des risques sanitaires éventuels.

A l'heure de la RGPP et de l'évaluation des politiques publiques, il est aberrant et inacceptable que la politique nucléaire ne fasse pas l'objet d'une évaluation globale en terme de coûts et d'avantages, évaluation confiée à une commission extérieure au lobby nucléaire. Si le Grenelle avait été complet et avait pu porter sur ce sujet, ce travail aurait pu être abordé. Il est évident que avant de faire, comme le veut le gouvernement, un nouveau choix pour le tout-nucléaire, cette évaluation soit faite et comparée aux autres choix que sont l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

Corinne Lepage, Présidente de Cap21, vice-présidente du Modem

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11.07.2008

Rejet d'uranium dans le Vaucluse : CAP21 demande à l'Etat de renoncer à la privatisation de l'atome !

CAP21, parti fondé par Corinne Lepage approuve la décision de l'Autorité de sûreté nucléaire suspendant l'activité de la station de traitement de Socastri dans le Vaucluse suite à la fuite d’uranium dans le milieu naturel et aux nombreuses irrégularités constatées.

Pour Grégory GIAVARINA, Délégué CAP21 pour le Vaucluse, « Cette annonce est plutôt étonnante et tardive au regard des efforts énormes de communication qui ont été déployés depuis lundi pour tenter de minimiser l'accident. Une fois de plus on ne peut pas dire que la transparence soit de rigueur en matière de nucléaire»

Par la voix de son président délégué, Eric Delhaye, CAP21 demande au Ministre de l'Ecologie de diligenter les enquêtes nécessaires dans la plus grande transparence et d’enclencher les poursuites judiciaires.

Cet incident très sérieux intervenu dans une filiale de retraitement de déchets du groupe AREVA montre une nouvelle fois que le risque zéro n'existe pas dans la filière nucléaire et que des négligences humaines peuvent conduire à de graves conséquences.

La privatisation du secteur nucléaire que prépare le Président de la République peut nous faire craindre que les impératifs de rentabilité menacent davantage la sécurité des installations en particulier celles liées au retraitement des déchets et au stockage.

C'est la raison pour laquelle CAP21 tient à rappeler sa plus vive opposition à la privatisation du secteur nucléaire français. C'est aussi pour cette raison que CAP21 participera au rassemblement européen organisé ce samedi par le réseau Sortir du nucléaire.

Eric DELHAYE
Président délégué de CAP21, parti fondateur du MODEM

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04.07.2008

CAP21 dénonce l'annonce de la construction d'un second réacteur nucléaire EPR

CAP21, parti écologiste présidé par l'ancienne ministre Corinne LEPAGE, dénonce l'annonce de la construction d'un second réacteur nucléaire EPR en France que le Président de la République vient de faire.

Alors que les déconvenues se multiplient sur les chantiers des premiers réacteurs EPR en Finlande et en France et devraient inciter l'Etat à la plus grande prudence, le président de la République se fait une nouvelle fois l'apôtre de l'énergie nucléaire.

Loin de tenir ses engagements en matière de développement des énergies renouvelables, la France devrait investir massivement en faveur du solaire, de la biomasse pour augmenter la part du renouvelable dans la production nationale et rechercher une bien plus grande efficacité énergétique dans le domaine du bâtiment et des transports plutôt que de se reposer sur la seule technologie nucléaire qui correspond à une vision extrêmement centralisée et passéiste.

Alors que la France vient de prendre la présidence de l'Union Européenne et doit faire aboutir la négociation sur le paquet Climat-Energie, cette annonce envoie un bien mauvais signal en matière de diversification du mix énergétique, de décentralisation de la production, de recherche d'une plus grande efficacité énergétique.

CAP21 rappelle sa demande pour un moratoire sur le réacteur EPR et la recherche d'une diminution de la part du nucléaire dans la production électrique française par une plus grande diversification des sources d'énergie et une plus grande sobriété énergétique.

C'est la raison pour laquelle CAP21 participera au rassemblement européen organisé par le réseau Sortir du Nucléaire le 12 juillet à Paris

Eric Delhaye
Président délégué de CAP21
Parti fondateur du Mouvement Démocrate

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15.06.2008

Elle pleure ma planète !

29.04.2008

L'huile de Palme de Dove vu par Greenpeace