« 2008-07 | Page d'accueil | 2008-07 »

18.07.2008

François Bayrou sur la réforme des institutions : une «ambiance de marchandage» entretenue par le président de la République

Le président du Mouvement Démocrate François Bayrou a annoncé jeudi qu'il ne voterait pas la réforme des institutions lors du Congrès qui se réunit lundi à Versailles, la qualifiant de "faux-semblant".

"J'étais prêt à voter un texte s'il avait touché à l'essentiel" a affirmé hier sur RTL François Bayrou, qui réclame une "loi électorale qui permette d'avoir au Parlement des voix indépendantes, et donc une partie des sièges attribuées non pas en fonction de l'investiture du parti de président ou du grand parti de l'opposition mais en fonction de la représentation des Français."

"On aurait dû mettre autour de la table les grands courants du pays en regardant ce que sont les problèmes fondamentaux, ces problèmes-là on n'y touche pas, et donc je ne voterais pas ce faux-semblant" a-t-il déclaré.

Le député des Pyrénées-Atlantiques a dénoncé "l'ambiance de marchandage" entretenue par le président de la République qui va "jusqu'à négocier lui-même pour obtenir quelques voix, des nominations, l'arrangement d'affaires, ou bien le fait qu'on pourra faire un groupe parlementaire avec 10 ou 12 ou 15 députés".

"Ce n'est plus des marchands de tapis devant lesquels on se trouve, c'est des marchands de paillassons", a-t-il ainsi déclaré au sujet des radicaux de gauche, ajoutant que "tout ça ce sont des marchandages qui ne sont pas dignes de ce que la réflexion institutionnelle devrait être". AP

Précarité : le témoignage de trop

Très studieux pour préparer une campagne qui s’annonce très enrichissante (élections du Conseil Départemental et du bureau du MoDem Haute-Garonne en septembre prochain), avec d’un côté des livres tels que « Mon utopie » d’Albert Jacquard (merci Patrick !), « Le MoDem, La raison d’y croire » de Jean-Louis Ragot, un bloc-note et un crayon de papier (pas de gomme) et de l’autre les pelles et les sceaux des enfants, un ballon, le parasol, … (oui, je me trouvais cet après-midi à la plage et alors ?!? un peu de travail dans la détente, voire même le contraire, ça ne fait pas de mal !).

Je reçois un mail … tiens Patrice, le référent du MoDem à Bouloc et du Canton de Fronton, m’envoie une blague histoire de la raconter à toute la plage ! Je peux vous la raconter car bizarrement je me souviens plus facilement des blagues lorsqu'elle sont écrites … :

**Le berger**
Un berger faisait paître son troupeau au fin fond d'une campagne quand, d'un nuage de poussière, surgit une rutilante Range Rover venant dans sa direction.

Le chauffeur, un jeune homme dans un complet Armani, chaussures Gucci, verres fumés Ray Ban et cravate Hermès, se penche par la fenêtre et demande au berger :

- Si je peux vous dire exactement combien de moutons il y a dans votre
troupeau, m'en donnerez-vous un ?

Le berger regarde le jeune homme, puis son troupeau broutant paisiblement et répond simplement :

- Certainement.

L'homme gare sa voiture, ouvre son ordinateur portable, le branche à son téléphone cellulaire, navigue sur Internet vers la page de la NASA, communique avec un système de navigation par satellite, balaie la région, ouvre une base de données et quelque trente fichiers Excel aux formules complexes ; finalement, il sort un rapport détaillé d'une dizaine de pages de son imprimante miniaturisée et s'adresse au berger en disant :

- Vous avez exactement 1 586 moutons dans votre troupeau.

- C'est exact, dit le berger. Et comme nous l'avions convenu, prenez-en un.

Il regarde le jeune homme faire son choix et expédier sa prise à l'arrière de son véhicule, puis il ajoute :

- Si je devine avec précision ce que vous faites comme métier, me rendrez-vous mon mouton ?

- Pourquoi pas ? répondit l'autre.

- Vous êtes énarque et vous faites des AUDITS, dit le berger.

- Vous avez parfaitement raison, comment avez-vous deviné ?

- C'est facile. Vous débarquez ici alors que personne ne vous l'a demandé, vous voulez être payé pour avoir répondu à une question dont je connais la réponse et, manifestement, vous ne connaissez absolument rien à mon métier. Maintenant, rendez-moi mon chien.

****

C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l'air brillant avant d'avoir l'air con.

****

Après une petite baignade histoire de m’enlever tout le sable avalé par une légère crise de fou rire relativement discrète, mon regard s’arrête sur la page 36 du Nouvel Observateur n°2277 – du 26 juin au 2 juillet (en effet, j’ai du retard dans les hebdos, mais si on m’envoie sans cesse des blagues … c’est normal !) et là … l’ambiance dégringole … retour à la réalité … la gifle (d’ailleurs c’est le titre à la Une du NO : « Pour ou contre la gifle », en passant mon point de vue est « pour », à appliquer  sur certains adultes qui considèrent le respect comme une option de conduite !!).

L’article intitulé « Je n’avais jamais connu ça et ça serrait le cœur » de la rubrique « La parole aux lecteurs » est le suivant :

-----------------------

« Samedi dernier, je me levais de bonne heure pour être à l’ouverture du supermarché du coin pour acheter de la « nourriture à 50% » portant l’étiquette « Prix cassé, date courte ». Quelle ne fut pas ma surprise de trouver à 8h50 une grosse trentaine de personnes devant l’entrée du magasin. De plus, maintenant, les clients « agissent » en équipe : « Toi, tu viens avec moi aux steacks hachés ; toi, tu vas à la volaille ; et toi, tu vas avec maman aux produits laitiers », et ils donnent les bons tuyaux, en se reconnaissant dans les rayons, à des compagnons d’infortune rencontrés là, au fil des semaines. J’ai juste 60 ans, je n’avais jamais connu ça, et ça serrait le cœur. »

-----------------------

Il y a quelque mois, ces produits étaient « généreusement  offerts » dans les poubelles aux SDF bien renseignés ou redistribués à des associations qui en assuraient la redistribution gratuite aux nécessiteux, aujourd’hui ces mêmes produits restent en magasin pour être vendus « soldés à 50% » : « Prix cassé, date courte ».

Nous y sommes. Les supermarchés vendent et gagnent plus grâce à la précarité !

Comment est-ce possible ? Nous tournons à l’envers !

A Fronton, la station d’essence de l’Intermarché fait une opération à « prix coutant » et c’est une véritable ruée qui se produit … de quoi méditer.

Je ferme le Nouvel Obs’ … j’éteins mon portable … et je vais aider mes enfants à construire leur Château …

Franck Laborderie-Cavada