15.05.2008
François Bayrou : "Désormais le Mouvement Démocrate est en ordre de marche"
Le premier Conseil national du Mouvement Démocrate s'est réuni mercredi 14 mai 2008 de 10h à 15h. Après plusieurs heures de débat et l'adoption de nombreux amendements, il a adopté le Règlement intérieur provisoire du Mouvement, dont le texte définitif sera voté par la Conférence nationale. Dans le cadre du débat sur le Règlement intérieur, le Conseil a également donné délégation au Bureau exécutif pour nommer les membres du Comité de conciliation et de contrôle et le médiateur des adhérents jusqu'à leur élection par le prochain Conseil, qui aura lieu au mois de juin. François Bayrou s'est exprimé à l'issue du Conseil national estimant que "désormais le Mouvement Démocrate est en ordre de marche".
Il a aussi confirmé lors du point presse avoir déposé plusieurs amendements au projet de réforme des institutions: sur la défense des langues régionales, sur une "loi électorale équitable", sans laquelle il ne votera pas le projet de loi constitutionnelle, sur l'indépendance des médias, et un autre prévoyant que si le président de la République s'exprime devant le Congrès, il doit ensuite assister à un débat sans vote.
Interrogé sur le prochain Congrès fondateur du Nouveau Centre, François Bayrou a déclaré: "On va avoir un rendez-vous très intéressant, c'est le vote sur les institutions". Il a rappelé avoir défendu pendant la campagne présidentielle l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et l'interdiction pour l'Etat de présenter un budget en déficit de fonctionnement hors période de récession. "Si ces principes, notamment celui sur la loi électorale, sont dans la loi constitutionnelle alors on peut la voter. Si ces principes n'y sont pas la raison et la cohérence commandent qu'on ne la vote pas. On va voir qui est fidèle à ses idées. S'ils (le Nouveau centre) vont jusqu'au bout et ont des actes d'indépendance, j'en serai le premier heureux. Pour l'instant, je n'ai pas observé qu'ils aient eu cette indépendance, sur aucun des votes depuis la début de la législature".
François Bayrou a ajouté que Le MoDem organise le 8 juin à Paris une journée consacrée à l'Europe, "un an exactement avant les élections européennes".
Retrouvez cet article ainsi que la vidéo de la conférence de presse de François Bayrou sur : http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/bayrou-confer...
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09.05.2008
Information concernant la réunion de travail du 8 mai au siège du MoDem
Vous pourrez trouver un excellent compte-rendu particulièrement vivant, écrit « en live », et des photos de la réunion de travail au siège du MoDem sur le Règlement Intérieur sur le site :
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01.05.2008
Communiqué : Aux adhérents du Mouvement Démocrate Midi-Pyrénées / Haute-Garonne

VENDREDI SOIR 2 MAI, à partir de 19h30
Grande réunion entre
Conseillers Nationaux et adhérents du Mouvement Démocrate Midi-Pyrénées
Salon Capitouls, Hôtel PALLADIA****, 271 avenue de Grande-Bretagne, 31300 TOULOUSE (Tél : 05 62 120 135 www.hotelpalladia.com)
Les Conseillers Nationaux sont à votre disposition, vous pourrez leur exprimer vos souhaits pour le Conseil National auquel ils se rendront le 14 mai prochain à Paris.
Les Conseillers sont là pour VOUS entendre. On développera également les informations disponibles regardant tout ce qui concerne les élections prochaines pour le Mouvement Départemental (les enjeux et les règles, les modalités de scrutin et donc le Règlement Intérieur en cours d'élaboration).
Certes, il y a un pont. Si vous êtes empêchés :
LUNDI SOIR 5 MAI, à partir de 19h30
Réunion entre :
Conseillers Nationaux et adhérents du Mouvement Démocrate de Haute-Garonne
Au premier étage du Cinecita, 5 rue Labeda 31000 TOULOUSE (Tél : 05 61 22 47 25 www.cinecita.fr)
Echanges sur les mêmes thèmes, plus spécifique à la Haute-Garonne.
En semaine, MERCREDI 7 MAI de 14h00 à 16h00 et JEUDI 8 MAI de 16h00 à 18h00
Permanence assurée par un Conseiller National (un jour Eric Gautier, un jour Rémy DAILLET-WIEDEMANN) à la permanence du Mouvement Démocrate, 37 bis rue Roquelaine à Toulouse Le conseiller présent se tiendra à votre disposition pour vous informer et vous entendre.
Dans l’élan initié par François Bayrou, nous comptons sur votre présence pour que la construction de votre Mouvement ne soit pas lettre morte, pour que vous participiez activement à la mise en œuvre de nos idées communes.
http://www.mouvementdemocrate.fr/
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27.04.2008
François Bayrou : "Il n'y a plus désormais qu'un mouvement politique qui soit le défenseur du pluralisme en France, et c'est ici qu'il se trouve".
Intervention de François Bayrou en ouverture de la Convention des élus démocrates
"Mes chers amis, cette salle apparait trop petite, mais on nous disait «vous vous rendez compte, le 26 avril, un samedi et même le seul samedi de vacances pour l'ensemble des zones».
Evidemment, vous aurez des difficultés pour remplir la salle. Nous savions qu'il ne s'agissait pas de difficulté, il s'agissait d'enthousiasme, au contraire. Cet enthousiasme, vous le manifestez par votre présence. L'objet de cette rencontre est de confronter les expériences de ceux qui ont mené des combats importants, dans de très grandes villes, ou des villes moyennes. Ils sont très nombreux dans la salle. Nous avons présenté, ce qui était un véritable exploit, trois cent cinquante listes autonomes, dans des villes de plus de 10 000 habitants en France et beaucoup de villes où nous n'avions pas l'habitude d'avoir une représentation. Ces listes ont obtenu un score remarquable, puisque la moyenne des scores que nous avons obtenue atteint presque 16% des voix - 15,9% des voix - ce qui veut dire que, partout en France, cette présence nouvelle de ce mouvement nouveau a intéressé une partie substantielle des électeurs. Et nous avions plus de cent cinquante représentations sur des listes qui étaient des listes d'union parce que le principe que nous avions défendu était très simple : on peut travailler avec des élus même s'ils ne se présentent pas sous notre étiquette lorsque nous considérons qu'ils sont de bonne volonté, ouverts et que leur projet est compatible avec le nôtre. Et c'est ce qui explique que, dans un certain nombre de villes et même de grandes villes, nous avions en effet choisi de faire dès le premier tour des listes communes.
Cela a été un peu plus compliqué au deuxième tour, parce qu’il y a eu une re-bipolarisation au deuxième tour, qui est une bipolarisation presque automatique et, entre nous, qui ne correspond pas à la réalité profonde. Je veux vous en donner une preuve : dans toutes les communautés urbaines de France, dès l’instant que l’élection municipale a été finie, là où se prennent les décisions essentielles pour l’avenir des villes et celui des agglomérations, évidemment droite et gauche font des contrats politiques d’entente pour gérer les communautés urbaines. C’est le cas à Bordeaux et depuis hier c’est le cas à Marseille et pourtant, dans ces communautés urbaines-là, on a l’habitude des affrontements. Mais vous voyez bien ce qui se joue : dès l’instant que l’on prend en ligne de compte non pas les intérêts partisans, mais l’intérêt des citoyens, à ce moment-là, les élus sont bien obligés de se rendre compte qu’il n’y a pas entre eux ce fossé infranchissable qu’on décrit et que, au contraire, ils sont naturellement amenés à porter des projets ensemble.
Simplement, nous avons été peut-être un peu en avance, et nous avons eu du mal entre les deux tours – probablement ai-je une part de responsabilité – à faire entendre la voix de la raison là où ne s’exprimait que la voix de la passion et de l’affrontement. Ce qui nous a donné un entre-deux tours moins facile que nous ne l’aurions voulu.
Ce qui doit nous amener à réfléchir, et nous le ferons tout au long des mois qui viennent, aux contraintes particulières que représente une élection au scrutin majoritaire.
Mais des élections au scrutin majoritaire il y en a désormais peu devant nous puisque ce que nous allons vivre maintenant, ce sont des élections qui sont à la représentation proportionnelle, c’est-à-dire le seul scrutin juste. Les deux élections qui sont devant nous, ce sont les élections européennes d’un côté et les élections régionales de l’autre.
Ces deux élections offrent la place, en tous cas si l’on ne change pas le mode de scrutin puisqu’on nous annonce qu’il pourrait y avoir des manœuvres comme on est hélas ! habitués à en connaître depuis longtemps et comme on en a connu dans des épisodes récents. Des manœuvres supplémentaires pour faire que notre tâche politique soit rendue encore plus difficile dans l’avenir. En tous cas c’est ce qu’espèrent les promoteurs de ces manœuvres-là. Je veux simplement vous dire que la mission qui est la nôtre n’est pas une mission qui se détermine en fonction des intérêts partisans ou de carrière, personnels ou collectifs qui pourraient être les nôtres. Si vous êtes là, si nombreux, à ne pas pouvoir entrer dans la salle, ce n’est pas du tout parce que vous avez le sentiment qu’ici serait le chemin le plus facile pour avoir des galons sur les épaules ou des chapeaux chamarrés sur la tête.
Si vous êtes là, c’est parce que vous considérez qu’il n’y a plus, désormais, qu’un mouvement politique qui soit le défenseur du pluralisme en France, et que c’est ici, au Mouvement Démocrate, que ce mouvement se trouve. Ce qui se joue, c’est une grande question et derrière cette grande question, il y a un choix de société.
Première grande question : est-ce qu’il n’y a pour la France, pour son avenir, pour le XXIème siècle, pour l’Europe, pour l’idée qu’on se fait du monde, que deux projets concurrents, celui de l’UMP et celui du Parti socialiste ? Ou est-ce que les citoyens ont droit à avoir un choix plus large et à ce qu’on leur propose au moins un troisième projet ? Voilà la question centrale et pour moi la réponse est simple : il n’est pas possible qu’un pays comme le nôtre, qu'un un continent comme celui auquel nous appartenons, que le monde comme il se présente au XXIème siècle ne soient placés que devant deux projets. C’est comme si l’on voulait perpétuellement décrire l’univers en noir et blanc. Or nous, nous savons que l’avenir a besoin au contraire d’inventivité, de créativité, d’une nouvelle vision qui n’est pas résumable aux deux visions qui ont gouverné la fin du XXème siècle. La France, et l’Europe, et le Monde ont besoin qu’on leur propose un projet qui soit plus ouvert, plus équilibré, plus créatif, plus novateur que celui des deux partis dominants aujourd’hui. Et c’est la mission qui est la nôtre et c’est celle-là que nous allons assumer.
Et nous avons la charge de présenter un projet de société alternatif aux deux projets actuellement, et je crois provisoirement, dominants.
Et derrière, il y a encore une question plus importante. C’est la question du pluralisme dans une démocratie comme la nôtre. Est-ce que tous ceux qui portent des attentes, des espoirs sociaux, environnementaux, économiques, politiques, différents de ceux dont hélas! On rebat les oreilles du pays depuis longtemps avec à chaque fois autant de fausses promesses et au bout autant de désillusions, est ce que ceux-là ont le droit de s’exprimer ou sont-ils obligés, au contraire, de se taire ? Serions-nous, dans notre pays, condamnés à n’avoir que deux bulletins de vote sur la table chaque fois que nous avons à nous exprimer par notre suffrage ? Et je ne pense pas seulement à nous, je pense par exemple aux Verts qui sont aujourd’hui satellisés autour du PS sans que je sois sûr que leur message se résume exactement au message du PS, et à d’autres. J’entends que la voix des gaullistes est aujourd’hui complètement éteinte, mise en sourdine, alors que je pense qu’elle est une voix nécessaire pour l’avenir de notre pays comme elle a été nécessaire dans son histoire. Cette réflexion sur l’indépendance de la France n’appartient pas au passé, pour moi, elle appartient au présent et j’espère à l’avenir.
Est-ce qu’il n’y a plus que deux projets de société ou est-ce qu’on a le droit et le devoir d’en présenter d’autres, alternatifs. Cette question-là, ainsi que la question du pluralisme qui commande évidemment toute la question de nos Institutions, sont deux questions majeures pour l’avenir national.
L’Histoire, l’enchaînement des choses, ont fait que nous sommes aujourd’hui le seul mouvement politique à présenter cette alternative et à défendre ce pluralisme. Si nous renoncions à assumer la vocation, la mission qui sont les nôtres, alors cela en serait fait pour les décennies qui viennent de ce grand enjeu qui permet aux Français d’espérer porter un projet de société différent de ceux qu’on défend devant eux depuis des années et qui, lorsqu’il est dans la réalité, fait naître – comme vous le savez – des désillusions comme celles que nous avons sous les yeux.
Voilà la vraie raison de votre présence ici. Voilà pourquoi je suis si fier de vous y voir. Voilà pourquoi je déclare ouverte cette réunion et vous souhaite de bons travaux.
Je vous remercie."
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25.04.2008
François Bayrou considère la proposition de financer le RSA par la PPE "injuste" et insoutenable"
François Bayrou a jugé vendredi "injuste" et "insoutenable" la proposition de Nicolas Sarkozy de financer une généralisation du Revenu de solidarité active (RSA) par un redéploiement partiel de la Prime pour l'emploi (PPE). "Dans l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy hier soir, il y a eu une seule proposition, celle qui concerne le Revenu de solidarité active, et cette proposition est insoutenable", a déclaré à l'AFP Fançois Bayrou, président du Mouvement Démocrate...."
... Le chef de l'Etat a annoncé jeudi soir que "le RSA se fera en en maîtrisant le coût, parce qu'on va redéployer une partie du coût de la prime pour l'emploi", créée en 2001 et versée aux titulaires de bas salaires.
"C'est donc aux salariés les plus modestes, aux travailleurs pauvres, qu'on demande de financer ce geste de solidarité!", a protesté M. Bayrou. Pour lui, "le RSA est évidemment parfaitement fondé, mais la solidarité ne peut pas être mise à la charge des plus pauvres, sans qu'il soit fait appel en quoi que ce soit aux plus riches".... "Cette proposition est impossible à soutenir .... et elle ne sera pas mise en application", car "c'est tellement injuste que les Français ne l'accepteront pas", a-t-il jugé.
Le député des Pyrénées-Atlantiques a également estimé que cette proposition "va exactement dans le sens inverse de la revalorisation du travail" prônée par M. Sarkozy.
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20:23 Publié dans Actualités du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou
24.04.2008
François Bayrou : "Les Français veulent de la profondeur, pas de l'apparence..."
Dans l'édition du 24 avril du Parisien, François Bayrou répond aux questions de Martine Chevalet. Cette interview intervient alors qu'un sondage CSA le place favori pour occuper les fonctions de Premier ministre du gouvernement de Nicolas Sarkozy....
C'est un paradoxe! 39% des Français (dont 45% des sympathisants de gauche) aimeraient voir François Bayrou à Matignon. Autant dire qu'ils souhaitent l'impossible. Car le centriste se pose en premier opposant au président. Et il est en retour honni par l'Elysée où se rédigent même des notes pour l'éliminer politiquement.
MC : Les Français vous verraient bien Premier ministre de Sarkozy. Cela vous surprend ?
FB : Ils sont terriblement soucieux de l'évolution du pays. Or, depuis le premier jour, j'ai annoncé vers quelle situation grave nous conduirait la multiplication des promesses intenables. A l'époque, ce n'était pas compris, car tout le monde revait au "tout devient possible" que Nicolas Sarkozy avait choisi pour slogan. Aujourd'hui, on commence à voir la gravité des choses. Les français se demandent "qui nous avait dit la vérité?".
MC : Vous incarneriez le retour au principe de réalité ?
FB : La question principale en démocratie, c'est la confiance. Et il n'y a confiance que si l'on dit la vérité.
MC : Vous leur diriez, vous, que les caisses sont vides ?
BF : Pire que vides. La dette la plus implacable de notre histoire. On a déjà eu des dettes par le passé, mais on avait la dévaluation pour effacer l'ardoise. Ce n'est plus le cas. Désormais, la totalité du remboursement de la dette est pompée sur le travail des Français. Et on continue à creuser! Notre déficit s'est aggravé de dix milliards depuis l'élection de Sarkozy!
MC : Ce sondage ne vous fait-il pas réfléchir à votre stratégie d'indépendance absolue?
FB : C'est parce que je suis indépendant que les Français me donnent des signes de confiance.
MC : Mais meme des sympathisants Modem plébiscitent votre entrée à Matignon...
FB : Je comprends qu'ils rêvent de voir un jour leurs idées au pouvoir... Mais, tant que les institutions n'auront pas changé, c'est le président qui commande. Et on ne peut gouverner valablement que si l'on est accord avec lui.
MC : Que peut dire Sarkozy ce soir pour arrêter sa chute dans les sondages ?
FB : Le problème est, à l'origine, dans sa campagne, et aussi en lui, dans ses goûts et ses choix. Or, la France est la France : un peuple de citoyens qui veulent de la profondeur, pas de l'apparence. Un homme peut-il changer en profondeur? Franchement, je n'y crois guère.
MC : Vous réunissez samedi, le candidats aux municipales et les élus du MoDem. Qu'allez-vous leur dire?
FB : Que nous avons de l'or entre les mains parce que les Français vont chercher la confiance. Qu'il faut simplement aller de l'avant.
Propos recueillis par Martine Chevalet.
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20:02 Publié dans Actualités du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, bayrou
22.04.2008
François BAYROU dans l'émission DESHABILLONS-LES de la Chaîne Public Sénat
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18.04.2008
François Bayrou : "Il n'y a plus aucune ambiguïté"
"Il n'y a plus aucune ambiguïté" a déclaré François Bayrou à l'issue de la réunion du bureau directeur de l'UDF mercredi 16 avril.
Le vote qui s'y est déroulé a obtenu une majorité très large de 19 voix contre 6.
"Par ce vote, nous avons décidé que le Mouvement Démocrate allait continuer à se développer et qu'il n'y aurait pas de retour à l'UDF historique" a déclaré François Bayrou. Le bureau de l'UDF (26 membres au total) a été constitué lors de la fondation du MoDem, en décembre 2007, pour veiller aux intérêts "juridiques, matériels et moraux" de l'UDF pendant une période transitoire de trois ans.
Il y avait ces derniers temps une campagne autour de l'idée que le MoDem pourrait voir un certain nombre de ses membres recréer l'UDF, et même on racontait que le MoDem pourrait se voir dépossédé par cette manoeuvre de son siège et de son financement.
"Là aussi, nous avons fait voter, et à une majorité plus large encore avons décidé qu'il n'y avait pas de problème de patrimoine et de financement public. "Le financement public ira au Mouvement démocrate" et en ce qui concerne le siège, qui "appartient à l'UDF dont je suis président, il y aura une convention qui va édicter les règles", a-t-il souligné, précisant qu'il y aurait "d'autres réunions" concernant ces questions de patrimoine.
Retrouvez cet article sur : http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-bureau...
08:31 Publié dans Actualités du MoDem | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, udf
15.04.2008
L'Elysée vise au Centre, l'UMP tire à Gauche : Royal dénonce, Bayrou riposte ... balle au Centre !
Jean-Pierre Raffarin a demandé lundi 14 avril que Ségolène Royal démissionne de la présidence de la région Poitou-Charentes après sa condamnation en appel dans un procès intenté par ses deux victimes.
"Pour un responsable politique, la délinquance sociale, c'est la faute majeure", a assuré Jean-Pierre Raffarin sur BFM-TV et RMC-Info, estimant que démissionner "serait un acte de dignité", "une question d'honneur" pour "Mme Royal (qui) est condamnée par la justice pour licenciement abusif". Ségolène Royal a répondu par communiqué à Jean-Pierre Raffarin et l'UMP en dénonçant un "guet-apens judiciaire" monté par l'UMP et les "propos diffamatoires" de Jean-Pierre Raffarin. "Cette raffarinade a au moins un avantage. On voit bien qui est à l'origine de ce guet-apens judiciaire. Ceux qui l'ont organisé n'ont pas, contrairement à ce qu'ils prétendent, obtenu tout ce qu'ils souhaitaient", a-t-elle estimé.
Le même jour, François Bayrou dénonce les grandes manœuvres de l’Elysée qui rêve d’un parti centriste manipulable … comme dans le temps !
Sa déclaration de ce jour met les points sur les - i - … l’Elysée n’a qu’à bien se tenir !
Déclaration de François Bayrou du 14/04/08 : "Mesdames, Messieurs, Je vous remercie d'avoir accepté cette rencontre. J'ai voulu vous dire quel est, à mes yeux, l'enjeu des semaines qui viennent pour le Mouvement démocrate et de la manoeuvre qui est engagée autour de lui.
Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes, la mise en cause de la ligne d'indépendance de notre mouvement, n'avaient en réalité pas grand chose de spontané, qu'ils étaient dirigés et agités de l'extérieur, et pour parler clairement, de l'Elysée.
Je veux vous dire ma réaction lorsque j'ai lu ces documents et les échos de presse nombreux qui les précédaient et qui, tous, allaient dans le même sens. Je me suis dit qu'on attendrait du président de la République, dans une telle période de crise financière, économique, sociale, d'éducation, qu'il s'occupe de l'essentiel pour le pays, et qu'il respecte tous ses concitoyens même s'ils ne sont pas d'accord avec lui. » …
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants. Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Je me suis dit que l’intrigue, la déloyauté, le cynisme, ce n’était pas cela qu’on attendait des gouvernants en démocratie, surtout de ceux qui articulant une promesse illusoire, une de plus, affirmaient vouloir construire une « démocratie exemplaire ».
La manœuvre qui est préparée est d’une clarté biblique, pour ne pas dire d’une assez grande naïveté. Nous en connaissons désormais les tenants et les aboutissants.
Elle consiste primo : à « cibler » un certain nombre d’élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures, et à dresser ainsi les élus contre la volonté d’indépendance des militants.
Secundo : à essayer de déstabiliser le Mouvement démocrate en prétendant qu’on pourrait dans un illusoire retour en arrière faire revivre l’UDF d’antan, contre la décision solennelle de son congrès, en en faisant de nouveau l’allié inconditionnel du parti majoritaire.
Tertio : pour s’assurer de la manœuvre, que l’UDF serait attaquée dans son patrimoine, le patrimoine dont elle est dépositaire comme association, qui a été construit au fil du temps contre tous les assauts et toutes les menaces, sous ma présidence exclusivement, avec l’arrière-pensée que l’on puisse par le même moyen priver notre famille politique du financement public obtenu par ses candidats.
Quattro, enfin : que cette manœuvre conduirait à l’éclatement du Mouvement démocrate, à un pseudo « parti du centre » de plus, un satellite de plus autour de l’UMP, pour noyer la voix originale du Mouvement démocrate dans les sables mouvants d’un centre inféodé. Le but étant d’obtenir le plus grand nombre possible de faux centres de manière à faire croire qu’il n’en existe vraiment aucun…
Cette manœuvre s’accompagne, annonce -t-on ouvertement, d’un changement du mode de scrutin pour les élections régionales, destiné, croient-ils, à nous empêcher de trouver notre place dans cette élection.
Cet ensemble de manœuvres, je ne le laisserai pas se dérouler sans réagir.
Car il y va d’un immense enjeu, d’un enjeu bien plus important que l’existence d’un parti ou le combat d’un homme ou d’une équipe.
Le but de cette manœuvre, c’est qu’il n’y ait pas en France de centre indépendant, de courant démocrate pour offrir un choix nouveau à notre pays.
Le fond de cette manœuvre, c’est de mettre un terme définitif au pluralisme dans notre pays, en éliminant ceux qui lui résistent, et d’instaurer une fois pour toutes le bipartisme à l’américaine, deux partis et deux seuls, avec quelques satellites décoratifs pour sauver les apparences.
Retrouvez l’intégralité de la déclaration sur : http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/bayrou-confer...
00:31 Publié dans Actualités du MoDem | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, politique, bayrou
11.04.2008
Une note détaille la stratégie de l'Elysée contre François Bayrou

"Le Monde" a mis à disposition sur son site l'intégralité de cette note qui dévoile une approche de la démocratie à la hauteur de notre Président ...
Le MoDem dérange ?
Nous sommes donc sur la bonne voie !
Modem-Fronton (Cellule Information et Communication)
Voici le contenu intégral de la note interne adressée par un de ses conseillers politiques au chef de l'Etat. Celle-ci a été rédigée avant la réunion qui s'est tenue mercredi 9 avril à l'Elysée, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, à laquelle participaient des responsables de l'UMP, du Nouveau Centre, du Parti radical, du Forum des républicains sociaux, de la Gauche moderne, des Progressistes, ainsi que Jean-Marie Cavada et Michel Mercier, en vue de constituer un "comité de liaison de la majorité présidentielle".
1) Plusieurs mouvements récents dans la famille centriste sont à noter.
Votre proposition à Michel Mercier pour appartenir officiellement à la majorité présidentielle a sans doute été un déclencheur puisque le président du groupe UC du Sénat ne s'en est pas caché.
Les ministres centristes (Hervé Morin, Valérie Létard, André Santini – Christian Blanc se tient à l'écart) ont alors redoublé d'assiduité auprès des sénateurs centristes pour leur proposer une alliance plus claire au sein du Nouveau Centre. Le petit groupe prêt à le faire atteindrait aujourd'hui le tiers de l'effectif.
Depuis le lendemain des élections municipales, Michel Mercier a fait savoir à François Bayrou et Marielle de Sarnez qu'il ne les suivrait plus dans des opérations-suicides et sectaires et que c'était là sa responsabilité de trésorier à la fois de l'UDF et du MoDem.
Jean Arthuis, dans une interview au Journal du dimanche, est venu s'aligner pratiquement mot pour mot sur la position de Michel Mercier.
Thierry Cornillet, député européen centriste, que vous avez reçu, a de son côté publié un manifeste pour le Centre qui constitue à la fois une proposition et une analyse pertinente de la situation : le Nouveau Centre ne recrutera pas plus, par contre il est possible de retravailler dans le cadre de l'UDF historique sans François Bayrou.
Dans le même temps, de nombreux élus dans le Grand Ouest, maires de petites villes (Douarnenez, Concarneau, Landerneau, Quimperlé) ne s'affilient pas au Nouveau Centre mais se réclament de l'Union centriste. Pierre Méhaignerie, comme il vous l'a d'ailleurs dit, les encourage dans ce sens. S'ils ne veulent pas venir à l'UMP, il préfère qu'ils n'aillent pas non plus au Nouveau Centre.
2) Derrière ces mouvements variés, plusieurs constantes peuvent nous permettre de continuer à compter sur l'ensemble de la famille centriste pour la recherche d'une majorité au Sénat et d'une majorité au Congrès.
Michel Mercier souhaite sincèrement être ministre et reste très intéressé par la possibilité pour un parlementaire de retrouver son siège directement, comme l'avant-projet de loi constitutionnelle le prévoit.
Jean Arthuis veut conserver la présidence de la commission des finances en septembre prochain.
Pierre Méhaignerie veut rester la référence centriste au sein de l'UMP.
Enfin, il est clair qu'à quelques semaines du versement aux partis politiques de la dotation publique de l'Etat, les sénateurs centristes et de nombreux élus locaux ne veulent plus en faire bénéficier François Bayrou et Marielle de Sarnez, sans pour autant apporter tout cela au Nouveau Centre.
En conclusion, il est possible dans les semaines qui viennent que les UDF centristes historiques récupèrent même matériellement le siège du parti et tous les actifs qui y sont, lesquels appartiennent toujours formellement à l'UDF. Nous nous retrouverions alors avec un parti centriste supplémentaire (l'ancienne UDF) entre le Nouveau Centre et le MoDem.
3) Il est clair que, depuis plusieurs semaines, cette analyse a été faite par Jean-Louis Borloo et son secrétaire général, Laurent Hénart. Le ministre d'Etat multiplie les entretiens et les déjeuners avec l'ensemble de cette mouvance et tente, en vain jusque-là, de la fédérer à son profit.
Dans ce contexte, la réunion que vous présidez [mercredi 9 avril] avec la majorité présidentielle n'en est que plus opportune.
Retrouvez cet article sur : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/10/l-inte...
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